mardi 12 janvier 2010

21 juillet : inca-trail ... jour #3 : la première fois ...

Une fois restaurés, le guide nous explique que nous devons repartir assez rapidement pour pouvoir arriver de bonne heure le soir au camp et permettre ainsi d'espérer voir Winay-Wayna et Intipata avant la tombée de la nuit. Pour ceux qui ne sont pas interessés (ou fatigués), il y a toujours moyen de couper sur la fin de la journée et prendre un "raccourci" qui amène plus directement au camp du soir.

Les taiwanaises prennent leur temps et le guide restent avec elle pendant que nous commençons la remontée. Nous avons hâte de voir ce que cet après-midi va nous réserver... Le reste du groupe essaie e s'y retrouver sur un plan du Machu-Picchu provenant de l'édition taiwanaise de "National Geographic".

Le chemin monte constamment vers le 2eme col de la journée. Il est magnifique. Malgré un rythme soutenu, nous arrivons au col en 1h avec une 1/2 h d'avance sur ce que nous avait dit le guide, nous devons régulièrement nous arrêter sur le coté pour laisser passer les porteurs ...

Nous ne savons comment ils font pour monter aussi vite avec la charge qu'ils ont sur les épaules ! Au col, nous nous retrouvons donc en pause forcée car le guide nous avait demandé de l'attendre à cet endroit. Apparement, certains groupes campent à cet endroit. La vue y est exceptionnelle : Le Salkantay (le toit de la cordillère Vilcabamba) d'un coté, et la sierra qui abrite le Machu-Picchu...

difficile de le trouver d'ailleurs ... Le guide joue avec nous mais nous finissons par l'apercevoir ! C'est la PREMIERE FOIS !!! Enfin, concrètement, on croit apercevoir quelques aménagements (genre, terrasses) humains sur l'un des pics. En fait, d'où nous sommes, le Machu-Picchu et le Wanay-Picchu sont dans le même axe. Il faudra bien patienter le lendemain pour apercevoir la cité ...


Encore une bonne pause, et puis, il est temps de continuer vers Phuyupatamarca. Nous avons aperçu ce site en contre-bas et il est magnifique !
Le chemin est toujours aussi beau, bordé de bambous et, dans cette portion, vertigineux. La vue sur le site n'en est que plus impressionnante.
Le système hydraulique basé sur une série de fontaines est impressionnant, la qualité de la maçonnerie est de loin la meilleure de tous les sites que nous avons pu croiser jusqu'à présent.

Si on prête attention aux deux photos prises depuis le site de Phuyupatamarca, on peut apercevoir une tâche au loin, dans la jungle ; cette tâche, c'est notre prochain objectif ! Les taiwanaises ont visiblement leur dose de ruines et ont donc décidé de prendre le raccourcis qui mène directement au camp. Nous, on écoute avec attention les conseils du guide car là, on va se retrouver en solo, et même si il n'y a aucun risque de se perdre sur le trail, ce serait dommage de se faire peur.

Nous atteignons Intipata vers 17h15 ! Encore une fois, nous franchissons une étape dans notre découverte des merveilles inca. Intipata, comme Winay Wayna, sont apparemment, des sites de recherches agronomiques. Les incas utilisaient ces sites pour acclimater des plantes à des altitudes différentes de leur altitude de prédilection. Chaque année, les graines d'une plante étaient plantées sur la terrasse supérieure ou inférieure. Etant donné la superficie de ces sites, au bout de plusieurs (dizaines d') années, la plante avait ainsi pu s'adapter quelques centaines de mètres plus haut ou plus bas.

Nous parcourons Intipata assez rapidement afin d'avoir le temps d'aller voir le second de Winay Wayna que nous ne découvrons malheureusement qu'à la tombée de la nuit.
Cet endroit est situé sur une partie quasi-à-pic de la montagne. Nous avons une vue plongeante, c'est le cas de le dire sur l'Urubamba qui coule en bas.

Mais la nuit est tombée et il est temps d'aller retrouver notre tente avec une belle déception à la clé ... pas de douche chaude alors, pour ne pas attendre, nous partageons robinets et bac à eau avec les porteurs qui font la vaisselles de chaque groupe. Il va falloir songer à se coucher rapidement car demain, le réveil est annoncé à 03h45. Dommage, car nous discutons bien avec le guide ; il nous explique énormément de chose sur la société péruvienne et sur son pays. Un dernier au-revoir à notre équipe de porteur, que nous ne verrons que brièvement demain et c'est l'heure !

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